mercredi 20 juillet 2011

Le chemin du Voyageur vers son Créateur

Le plus grand Nom
Extraits des Joyaux des mystères divins de Baha'u'llah,
choisis par Amalye.


35. Maintenant que nous avons abordé ce thème d'une telle qualité, 
et atteint de tels sommets, 
grâce au flot déversé de cette Plume par les faveurs incomparables de Dieu, le Loué, le Très-Haut, 
nous souhaitons te dévoiler certaines étapes dans le chemin du voyageur vers son Créateur 
dans l'espoir que tout ce que tu désirais, Eminence, te soit révélé ; 
ainsi, la preuve sera faite et la bénédiction abondante.


36. Sache, en vérité, qu'au commencement de sa quête de Dieu, 
le chercheur doit pénétrer dans le jardin de la recherche. 
Au cours de son périple, il incombe au voyageur 
de se détacher de tout sauf de Dieu 
et d'être aveugle à tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. 
Il ne doit subsister dans son coeur ni haine ni amour pour quiconque, 
car cela pourrait l'empêcher d'atteindre la résidence de la Beauté céleste. 
Il doit purifier son âme des voiles de l'ostentation et éviter de se glorifier des vanités mondaines, 
d'une connaissance apparente, ou d'autres dons que Dieu lui a peut-être accordés. 
Il doit déployer au mieux ses capacités et ses efforts dans la recherche de la vérité
afin que Dieu le guide dans les chemins de sa grâce et sur les voies de sa miséricorde. 
Car il est véritablement le meilleur soutien pour ses serviteurs. 
Il dit, et il dit réellement la vérité : 
" Oui, nous dirigeons sur nos chemins ceux qui auront combattu pour nous ". (25)(Coran 29 :69 ok) 
Et aussi : " Craignez Dieu ! Dieu vous instruit " (26)(Coran 2 :282 ok)


Les trois unités:
Unité de Dieu, Unité des religions et Unité de l'humanité.


37. Pendant ce voyage, 
le chercheur est témoin d'une myriade de changements et de transformations, 
de convergences et de divergences. 
Il assiste aux merveilles du Divin dans les mystères de la création 
et découvre les voies et les chemins de son Seigneur. 
Telle est la condition à laquelle parviennent ceux qui cherchent Dieu, 
et tels sont les sommets atteints par ceux qui se hâtent vers lui.


38. Lorsque le chercheur s'est élevé à cette condition, 
il entre dans la cité de l'amour et du ravissement, 
sur laquelle soufflent les vents de l'amour et les brises de l'esprit.
Dans cette condition, l'extase et les fragrances du désir transportent le chercheur 
au point qu'il ne distingue plus sa gauche de sa droite, la terre de la mer ou le désert de la montagne. 
À tout moment, le feu du désir le consume 
et le déchirement de la séparation en ce monde le ronge. 
Il se hâte dans le Paran de l'amour et traverse le Horeb de l'extase. 
Tantôt il rit, tantôt il éclate en sanglots ; 
tantôt il est en paix, tantôt il tremble de peur. 
Rien ne l'inquiète, rien ne le détourne de son dessein, et aucune loi ne l'entrave. 
Il est prêt à obéir à tout ce que son Seigneur souhaite décréter 
quant à son commencement et à sa fin. 
À chaque souffle, il sacrifie sa vie et offre son âme. 
Il expose sa poitrine aux flèches de l'ennemi, 
il relève la tête pour accueillir l'épée du destin, 
il baise même la main de son éventuel assassin et il s'abandonne totalement.
 Il livre son esprit, son âme et son corps dans le chemin de son Seigneur,
 mais il le fait avec la permission de son Bien-aimé 
et non selon son propre caprice ou désir.
 Tu le trouves froid dans le feu et sec dans la mer, 
il réside en toute contrée et parcourt tout chemin. 
Quiconque l'approche dans cet état perçoit la chaleur de son amour. 
Il foule les sommets du détachement et sillonne la vallée du renoncement. 
Son regard est continuellement dans l'attente des merveilles de la miséricorde de Dieu 
et avide d'apercevoir les splendeurs de sa beauté. 
Heureux, en vérité, ceux qui ont atteint une telle condition, 
car c'est la condition des amoureux ardents et des âmes transportées.


39. Et lorsque ce point du voyage est atteint et que le voyageur a dépassé cette condition élevée,
 il pénètre dans la cité de l'unité divine, 
dans le jardin de l'unicité et dans la cour du détachement. 
À ce niveau, le chercheur rejette tous signes, allusions, voiles et paroles,
il perçoit toutes choses d'un oeil éclairé par les effulgences déversées sur lui par Dieu lui-même. 
Au cours de ce voyage, il voit toutes les différences réduites à un seul mot 
et toutes les allusions résumées en un unique point. 
En témoigne celui qui a navigué sur l'arche de feu 
et qui a suivi le plus secret chemin jusqu'au pinacle de gloire dans le royaume d'immortalité :
 " Le savoir n'est qu'un simple point ; les ignorants l'ont multiplié " (27)(tiré des Hadiths)
 Il est fait référence à cette condition dans la tradition : 






" Je suis lui, lui-même, 
et il est moi, moi-même,
sauf que je suis ce que je suis 
et qu'il est ce qu'il est. " (28)(ibid)


Baha'u'llah

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